Dies Mortuum

L'univers d'Halgueronne vous inspire et il vous plait d'imaginer des scènes et scénarios, mettant en avant certains personnages ?
Que se serait-il passé dans un univers parallèle ?
Partagez vos fictions ici-même, pour le plaisir de vos lecteurs.
Note : Les histoires écrites ici ne sont pas "canon" en regard de l'univers d'Halgueronne.
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Leïssy
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Dies Mortuum

Message par Leïssy » mar. oct. 30, 2018 10:23 pm

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« Dies Mortuum »
« Fête des morts... Rien que le nom vous plonge déjà dans l'ambiance pesante de cette fête...
Cela faisait déjà quelques jours que les festivités du Dies Mortuum avaient commencés en Sérinalia. Cette période de célébration dédier aux morts, présente chaque année, a perdu au fil des siècles, son aspect morbide et effrayant, le remplaçant par quelque chose de plus...festif, voir même joyeux. Mais cela ne changeait en rien ma mélancolie habituelle, fidèle compagne de ces dernières semaines, que je laissais au placard quand mon esprit était occupé par l'étude de la thaumaturgie au sein des bâtiments de l'Ordre, ainsi que la présence de mon binôme sorcier, Tobias Kalan.
Sa présence m'apaisait, je ne saurais bien dire pourquoi mais la raison de cela ne m'intéresse pas, à l’instar des divertissements présent en ville.
Mais cette année, les célébrations du « Dies Mortuum » allaient prendre une toute autre tournure...
Les jours raccourcissant en cette saison d'automne, la nuit avait prit son tour de garde depuis un moment. Tobias et moi étions en train d'étudier tardivement, chacun assis à son bureau, le nez dans nos notes quand une sentinelle fît irruption dans la salle de classe, visiblement affolée, nous rapportant que quelque chose d'anormal se passait dans les champs situés au Nord de Sérinalia.
Tobias et moi, nous regardant un peu perplexe, priment le parti de suivre la sentinelle apeurée, voir ce qu'il en retournait vraiment. Après tout, pendant la fête des morts, il était fortement probable que de jeunes plaisantins est eu l'envie de s'adonner à quelque blagues pour s'amuser.
Sortant de la salle de classe, l'ambiance était étrange. La sentinelle nous demanda d'aller nous équiper dans l'armurerie. Ne souhaitant pas vexer qui que ce soit, nous nous pliâmes aux directives et nous équipions d'une armure complète, armes à la clé, à laquelle Tobias et moi même avions ajoutés nos baguettes, au cas où.

Ressortant de l'armurerie quelques instants plus tard, rejoint entre temps par Alef, Boniface Kalan et Olrok, nous sortîmes tout les cinq du bâtiment, nous dirigeant donc vers les champs nord de la ville. En chemin, nous constatâmes que la lueur lunaire n'était pas la même que d'habitude. Élevant le regard vers l'astre, un sentiment de malaise profond me frappa quand je vis que le rassurant blanc laiteux avait muté en un inquiétant rouge sanglant.
Restant septique tout le long du chemin quand à la nature des dires de la sentinelle, nous tombèrent dénue quand nous constations que cela n'était point une plaisanterie...
Des formes transparentes, en armure et armes aux poing pour la plupart, erraient sans but dans les champs, semblant ne pas nous voir. Nous nous approchâmes doucement de ces entités, afin de déterminer si celles ci étaient vraiment hostile ou non.
Le constat fut très rapide et le combat s'engagea instantanément.
La foudre et le feu s'abattirent de concert sur les spectres tandis que nos trois autres compagnons prenait les armes pour attaquer au corps à corps courageusement les hordes d'engeances occulte, dont le flot semblait inarrêtable.
Les jours et les nuits se succédèrent, mettant au monde d’innombrable monstres à chaque nouveau combat ; Un flot intarissable malgré les renforts et l'aide de nos camarade de la huitième en rejoignant le combat.
Nous réussîmes malgré tout à venir à bout de ces créatures mystique, à l’issue d'un combat contre une monstruosité jamais croisée jusqu'à lors, mais dont la forme physique n'était pas inconnu pour certains d'entre nous.
Elle ressemblait fortement aux entités croisées lors de notre passage dans une faille, quelques semaines auparavant.
Ayant combiné nos efforts pour venir à bout de cette créature, nous nous apprêtions à prendre un repos bien mérité lorsque soudainement, nous perçurent un rire d'outre tombe dans notre dos.
Les armes toujours aux poings, nous nous retournions rapidement, éreintés mais prêt à faire face de nouveau.
La créature en question nous regarda avec curiosité puis se remit à rire, se moquant visiblement de notre réaction futile.
Nous lui demandâmes donc son identité, espérant secrètement que cela ne le fasse s'arrêter de rire, ce qui fonctionna, un large sourire habillant ses traits macabres malgré tout.
Déclinant son identité, nous firent la connaissance du Baron Sawmendi, dieu auto-proclamé du vaudou et de la mort elle même.
Accusant le coup de la surprise et de l'étonnement, celui-ci profita de cet état de fait pour nous révéler la vrai raison de son apparition.
Il nous avoua donc que tout ce que nous avions pu voir, vivre ou combattre depuis ces derniers jours était de son « oeuvre », et que ce « spectacle » nous avait été offert dans un seul et unique but : placer son apprenti, Zoul'Gal, jeune homme guérisseur de Téos, trempant dans le vaudou.
Au vue de notre succès triomphal à l'issue de son épreuve, la déité nous déclara que Nous étions les personnes qu'ils recherchaient pour prendre en main son pantin.
Nous laissant à peine le temps de réaliser ce qui venait de nous tombez dessus, le Baron disparu dans une brume nécrotique. Celle ci se dissipant, elle laissa apparaître à la place le prétendu apprenti de ce dieu mystique.
M'approchant de cet homme-bête afin de l'observer de plus près, je fus saisi d'une migraine fulgurante, me faisant tombé à genoux, hurlant de douleurs. Ma vision et le monde s'assombrirent brutalement. La douleur étant telle que je sombra dans l'obscurité la plus totale, hurlant ma douleur sans que l'on puisse m'entendre...
Rouvrant les yeux, effrayée et en sueur, ma vision, d'abord complètement brouillée revint peu à peu, me faisant prendre conscience de l'endroit où je me trouvais. Un sentiment de familiarité me parcouru tandis que ma vue se stabilisa, jusqu'à redevenir parfaitement claire.
Ma chambre... Je me trouvais dans ma chambre, le corps encore tremblant du traumatisme que je venais de lui infliger malgré moi...
Râlant et pestant contre ce cauchemar honteusement terrifiant tant il semblait réel, je m'habilla afin de commencer ma journée, chassant de mon esprit les dernières brides de ce songe horrible...
Je passa ma journée à étudier aux côtés de Tobias, dans la salle de classe, jusqu'à l'apparition de la nuit et de son voile obscur ; Le silence régnant, uniquement troublé par le son de nos écritures sur le papiers. Mais, c'était sans compter sur l'irruption d'une sentinelle affolée au sein de notre sanctuaire...

A suivre...
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